Après avoir présenté le cadre théorique et les outils de recherche propres à la notion d’écart langagier, l’ouvrage se propose d’initier le lecteur – de l’apprenti linguiste au praticien plus ou moins chevronné dans le domaine de l’enseignement de la langue, voire dans celui de la traduction – aux techniques d’identification et d’examen d’écarts au sein de productions d’usagers, natifs ou pas, du français. Dans le cas de l’usager non natif, l’attention est fréquemment attirée sur des écarts susceptibles de porter l’empreinte de la L1 ou d’autres langues préalablement acquises. Cela étant, le raisonnement choisit de monter en épingle l’interlangue de l’usager plus spécifiquement hellénophone du français, dont il entreprend de décrire, tout en les tirant au clair, nombre d’aspects représentatifs.
Affranchie d’a priori conceptuels mais redevable aux apports de la linguistique variationnelle, l’approche est sensible aux principales composantes des sciences du langage (phonétique-phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique, pragmatique), dans un souci, plutôt que d’exhaustivité, de rigueur, scientifique comme méthodologique.


